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H.264 est toujours non-libre et non-gratuit (le 2 septembre 2010, à 12h52), par Tristan

MPEG-LA a récemment fait une annonce qui jette le trouble dans le monde des codecs : MPEG LA’s AVC License Will Not Charge Royalties for Internet Video That Is Free to End Users Through Life of License, ce qui a fait croire à certains que H.264 était devenu gratuit. Rien n'est plus faux. Le fait est que dans certains usages très particuliers - la diffusion gratuite de vidéos par des sites Web - H.264 est devenu gratuit (mais toujours pas Libre, bien sûr)... alors qu'il l'était déjà, mais seulement jusqu'en 2014. Comme l'explique mon collègue Mike Shaver, rien n'a changé.

J'ai expliqué cela au journal Le Monde, qui a du coup publié La bataille des codec vidéo sur Internet se poursuit.

Pour faire simple, voici le problème :

Le cycle de vie d'une vidéo, c'est :

  1. Création (Enregistrement, montage, doublage, etc.) et encodage dans un format donné (il faut donc un codec H.264 dans la caméra et aussi dans le logiciel de montage).
  2. Diffusion (par exemple par streaming ou téléchargement sur Internet)
  3. Décodage par le spectateur (par exemple dans son navigateur)

Les fabricants de matériel encodant de la vidéo en H.264 payent des royalties à la MPEG-LA[1] pour utiliser le format. Il en est de même pour les éditeurs de logiciels de montage vidéo. Pareil pour les appareils (lecteurs de salon) et logiciels (navigateurs, systèmes d'exploitation) permettant de lire ce format. Les sites qui diffusent de la vidéo sont divisés en deux cas :

  • ceux qui offrent la vidéo gratuitement à leurs visiteurs (en échange de recettes publicitaires). C'est le modèle de rémunération indirecte. Ils n'ont rien à payer du tout, sauf si la MPEG-LA révoque sa licence. Ils s'en réservent le droit.
  • ceux qui font payer l'accès aux vidéos. Ceux-ci doivent payer des royalties.

Donc concrètement, les créateurs de vidéo et les spectateurs doivent :

  1. payer le droit d'utiliser H.264, et cela n'a pas changé
  2. utiliser du code propriétaire dans leurs produits. Correction : il est envisageable pour Mozilla - à première vue - de reprendre le code Libre de x.264 pour l'intégrer. Je me suis donc trompé sur le sujet. Merci à STL (commentaire 14) pour l'information.

Et l'approche de Mozilla dans tout ça ?

Trop de personnes ont tendance à voir le problème comme étant une affaire de gros sous. Le problème est en fait tout autre. L'aspect financier n'est pas négligeable, c'est certain on parle ici en millions de dollars, et je pense que cet argent pourrait être utilisé pour l'avenir d'Internet de façon bien plus intelligente. Mais ce qui est le fond du problème est ce que j'expliquais au Monde, et qu'Håkon Wium Lie, CTO d'Opera Software reprend mot pour mot[2] :

Si le Web a connu un tel succès, c'est parce que tous les formats sur lesquels il est basé sont libres, ouverts et gratuits. (...) Tous ces formats peuvent être utilisés de toutes les manières possibles, gratuitement ; c'est aussi le cas pour WebM, et c'est pourquoi nous pensons que c'est une approche plus simple et plus efficace, légalement et techniquement.

En fait, le choix actuel du codec a un impact énorme sur le long terme, car les formats ont la vie dure. Ils ont tendance à rester ancrés bien après être devenus obsolètes, et ils sont souvent adoptés par les utilisateurs qui n'ont pas conscience de cette importance. Juste un exemple : le MP3, qui est maintenant complètement dépassé pour le stockage de musique, est totalement incontournable, la faute à la gigantesque masse de données stockées dans ce format du siècle dernier.

Il faut se souvenir que les formats du Web (HTML, CSS, JS+DOM, JPEG) ont toujours été Libres et gratuits. C'est ce qui a permis son extraordinaire essor. Nous sommes en fait en train de choisir quel sera le format à long terme de la vidéo sur le Web. La question qui se pose c'est : faut-il faire une exception pour la vidéo et accepter un système à péage sur tout le contenu du Web, ou faut-il au contraire en faire une question de principe, pour que tout le monde puisse participer ? Pour Mozilla, en conformité avec le Mozilla Manifesto, c'est tout vu : il vaut mieux choisir un format Libre et ouvert tel que WebM, pour permettre la participation que nous recherchons.

Au final, pour la vidéo sur le Web : voulons-nous un système où les gens sont Libres, ou bien un système à péage ?

Extraits du Manifesto :

  • 1 - Internet fait partie intégrante de la vie moderne — il s'agit d'un composant clé dans l'éducation, la communication, la collaboration, les affaires, le divertissement et la société en général.
  • 2 - Internet est une ressource publique mondiale qui doit demeurer ouverte et accessible.
  • 5 - Chacun doit avoir la possibilité de façonner son utilisation d'Internet.
  • 6 - La réalité d'Internet en tant que ressource publique dépend de l'interopérabilité (des protocoles, des formats de données, du contenu), de l'innovation et d'une participation décentralisée mondiale.

Notes

[1] Chose très étonnante, tous les appareils ayant une licence pour encoder comme mon appareil photo sont strictement "pour un usage personnel et non-commercial".

[2] Je sais qu'Håkon et moi sommes exactement sur la même longueur d'onde sur ce sujet, mais je suis agréablement surpris de constater une telle communion d'idée, au point que j'ai cru que la citation était de moi :-)

Pourquoi il nous tient à cœur de ne pas confondre Hacker et Cracker (le 2 septembre 2010, à 01h04), par Marting

Gregor_y - CC by-saSi vous êtes un lecteur assidu du Framablog, vous ne découvrirez probablement pas grand-chose de nouveau dans l’article qui suit. Mais il n’est pas non plus dépourvu d’intérêt, loin s’en faut : il peut être une référence pour tous ceux qui ne connaissent pas bien la différence entre les « hackers » et les « crackers », et ils sont nombreux. On dit souvent, à raison, que cette confusion est de nature médiatique, mais malheureusement ce n’est que partiellement vrai. Avec l’influence que les médias ont pu avoir, il est devenu très courant d’entendre au détour d’une conversation que des « hackers ont piraté (ou que des pirates ont hacké !) tel système ». Et même dans les GUL ! C’est pour cela qu’il m’a paru important de revenir aux sources… Pourquoi hacker n’a rien à voir avec cracker ?

Il me semble d’autant plus dommage de confondre ces deux notions qu’à mon avis le « hacking » a un grand rôle à jouer dans notre société. On a souvent beaucoup de préjugés sur Marx, à cause de la simplification ses écrits qui a nourri le marxisme (à tel point qu’on appelle les personnes qui étudient directement Marx, les marxiens !). Sans tomber dans le marxisme, le concept de fétichisme de la marchandise me semble particulièrement intéressant pour décrire la situation actuelle : pour faire fonctionner le système économique tel qu’il est, il faut que l’acheteur se réduise à une simple fonction de consommation, sans produire par lui-même, ou pour lui-même. Le fétichisme est à la fois une admiration et une soumission. Il faut acheter des produits de marque. Apple est à mon avis un super exemple : le simple fait de poser une pomme (même pas entière) sur un produit de qualité moyenne, double son prix, et entraîne une myriade de « fans ».

Derrière ce nom barbare du fétichisme de la marchandise, se cache un double phénomène : la sacralisation de la marchandise, engendrant l’aliénation de l’homme à cette dernière. Tout cela pour dire que les produits sont pris pour plus qu’ils ne sont réellement, que par exemple l’homme est prêt à sacrifier beaucoup pour acquérir un objet. Ainsi, le fétichisme de la marchandise permet, à mon sens, de rendre compte de la situation de l’économie actuelle. Une instance économique (le plus souvent les entreprises) produisent un objet ou un service qui apparaît cher aux yeux des consommateurs, qui ne doivent l’utiliser que dans le sens pour lequel il a été créé. Encore une fois Apple, cas extrême, permet de rendre compte de la situation : tout ne repose que sur leur image de marque, de haut de gamme, alors que la réalité est terrifiante (Big Brother censure, notamment pour les applications de l’iPhone, qualité de l’électronique comparable à celle des concurrents, matériel et logiciels fermés et propriétaires jusqu’à l’os, bidouillabilité et respect des utilisateurs faibles voire nuls, etc). Là où je veux en venir est que le fétichisme de la marchandise permet de masquer les yeux du consommateur pour que celui-ci se contente d’utiliser servilement ce qu’on lui propose tout en étant satisfait.

Pour entrer plus dans le détail du concept, selon Marx si l’objet est sacralisé c’est parce que le rapport social de production, qui est extérieur au produit, est pris comme faisant partie intégrante de la marchandise. Concrètement, un produit (ou un service) est conçu conformément à des exigences sociales, mais on croit que la valeur sociale attribuée à l’objet vient de l’objet lui-même. On croit que le produit peut exister tout seul, en dehors de tout contexte de société. Par exemple, on peut être fier d’avoir le tout dernier joujou à la mode qui en jette plein les yeux. Dans ce cas, la reconnaissance sociale liée à la possession de l’objet est prise comme étant intégralement due à l’objet que l’on achète. La marchandise est alors élevée à un statut supérieur par une opération certes magique mais inconsciente. L’objet est donc sacralisé, l’aliénation en est ensuite la conséquence : l’objet qui semble posséder des pouvoirs « magiques » doit être protégé, conservé, etc. C’est la soumission qui va de pair avec toute forme de sacré. Et c’est exactement ce qu’essaient de cultiver les entreprises.

De plus, un effet de mode étant très éphémère, l’objet devient vite un fardeau, une vieillerie, car son « pouvoir » secret se tarit. Ce qui, à mon sens, explique la frénésie du schéma achat-consommation-rejet-poubelle de notre système économique, et de nos modes de vie. Le fétichisme de la marchandise vient de là : un rapport social occulté qui entraîne une sacralisation du produit : il faut se contenter pour être heureux d’acheter, de ne pas abîmer, de préserver le produit à l’identique (pour essayer de garder ses vertus magiques que l’on a pu avoir l’impression de palper), de ne pas bidouiller, ni en faire une utilisation trop originale.

Quel est le rapport en fin de compte avec le hacking ? C’est une solution ! Je n’ai fait le rapprochement que très récemment dans une interview de la radio des RMLL de John Lejeune, un animateur du projet Hackable Devices, qui disait que « Tout ce qui est do-it-yourself, bidouille, réappropriation des connaissances, etc, est en train de revenir. L’intérêt est aussi de détourner des fonctions, savoir comment ça marche, comprendre, et désacraliser les objets ». Et effectivement, manipuler, bidouiller, faire par soi-même permet de démystifier le produit, de ne plus être dans une attitude de simple consommation, de ne pas se contenter de vivre en lecture seule[1]. On voit que ce n’est pas compliqué de créer, qu’à l’intérieur de la boîte noire du dernier joujou à la mode, il n’y a finalement rien d’extraordinaire, ni de magique. Le rapport à la marchandise s’inverse : au lieu de se soumettre à elle, on la maîtrise, la contrôle et l’adapte à ses besoins. Confondre « Hacking » et « Cracking » est donc d’autant plus dommageable que les deux notions recouvrent des modes de vie et des fonctionnements différents. Égaliser les deux notions, c’est faire réprimer le vrai « Hacking » par la société et donc en un sens se voiler la face sur des problèmes existants. Cet article me parait donc un début de solution !

Hacker veillant, rien d’impossible ;)

Lettre ouverte aux médias sur le mauvais usage du terme « hacker »

Open letter to the media about the misuse of the term "hacker"

Matija Šuklje - 2 août 2010 - Hook’s Humble
(Traduction Framalang : Marting, Siltaar, Loque Humaine et Barbidule)

Ces derniers jours et semaines, on a beaucoup parlé dans les médias slovènes de trois Slovènes qui auraient collaboré au botnet Mariposa. Si vous ne savez pas de quoi il s’agit, vous pouvez lire ce communiqué de presse du FBI. Les médias n’ont cessé d’appeller ces présumés cybercriminels des « hackers ». Comme c’est un abus de langage et que nous sommes nombreux, au sein du groupe Slovène de la Free Software Foundation Europe, à nous définir par ce terme de « hackers », nous avons estimé que quelque chose devait être fait. Nous avons donc écrit et envoyé une lettre ouverte aux médias pour leur expliquer la différence entre « hacker » et « cracker » et les inviter aimablement à employer ces mots correctement à l’avenir. Cette action a été soutenue par plusieurs autres groupes et organismes. La suite correspond au texte entier de la lettre ouverte et à sa traduction.

Madame, Monsieur,

Ces dernières semaines, au sujet de l’action du FBI contre un cybercrime ayant abouti à l’arrestation d’un suspect en Slovénie, le mot « hacker » a été utilisé à plusieurs reprises dans les médias dans un contexte et dans un sens erronés. Ce terme ayant un sens différent pour les experts et pour le public profane, nous avons trouvé opportun de vous le signaler par cette lettre ouverte.

« Hacker » vient du verbe « to hack », « bidouiller ». Cette expression fut forgée au MIT (Massachusetts Institute of Technology) dans les années 50, et signifie résoudre un problème technique d’une manière originale. Dans le jargon de l’informatique, elle est encore utilisée pour désigner des modifications inventives ou originales d’un programme ou d’un système, basées sur une compréhension profonde et dans un but qui n’était pas celui prévu initalement.

Beaucoup d’autorités dans le domaine de l’informatique et de la sécurité entendent le terme « hacking » comme un état d’esprit, la capacité à penser hors des frontières, des façons de faire et des méthodes établies, en essayant de surmonter ces obstacles. Les exemples sont nombreux de « hackers » mettant leurs compétences et leur créativité au service de causes nobles et de l’intérêt général, en faisant en sorte que tout le monde puisse utiliser ou modifier leur programme. Des exemples de tels logiciels libres sont : GNU/Linux, Mozilla Firefox, Mozilla Thunderbird, Google Chromium, OpenOffice.org, SpamAssassin, GIMP, Scribus etc.

Ce furent les médias et l’industrie du film qui utilisèrent ensuite (à tort) le mot « hacker » pour désigner les cybercriminels, ce qui provoqua évidemment une certaine confusion. Ce désordre est encore alimenté par l’évolution de la terminologie, et par les traductions dans la langue slovène.

Pour désigner une personne qui s’introduit dans des systèmes informatiques avec une intention criminelle, il est plus approprié d’utiliser le terme « cracker ». Ce terme désigne les personnes qui contournent des systèmes de sécurité sans autorisation et/ou qui utilisent les TIC (c’est-à-dire habituellement des ordinateurs, des téléphones ou des réseaux) pour s’introduire dans des systèmes et se livrer à des activités illégales ou criminelles — vandalisme, fraudes aux cartes de crédit, usurpation d’identité, piratage, et autres types d’activités illégales.



Ainsi, le dictionnaire slovène d’informatique fait bien la distinction entre le terme « hacker », entendu comme « un passionné d’informatique orienté sur la technique » et le terme « cracker » « qui s’introduit dans les systèmes informatiques avec l’intention d’utiliser des données ou des programmes sans autorisation ».

C’est pourquoi il convient d’utiliser le terme « crackers » pour désigner ces personnes suspectées de crimes informatiques. Au cours des dernières décennies, de nombreuses avancées technologiques furent le fruit du phénomène « hacker » — les ordinateurs personnels, l’Internet, le logiciel libre — il serait donc abusif d’assimiler hackers et criminels. Cela équivaudrait à qualifier tous les pharmaciens d’empoisonneurs.

Nous comprenons que la confusion actuelle existe depuis assez longtemps et c’est d’ailleurs pour cela que nous pensons qu’il est largement temps de clarifier ce point ensemble. Aussi nous vous demandons, s’il vous plaît, de bien vouloir à l’avenir utiliser le terme approprié.

Bien cordialement,

Matija Šuklje : coordinateur du groupe slovène de la FSFE[2]

Co-signataires : Andrej Kositer (président du COKS[3]), Simon Delakorda, (directeur du INePA[4]), Andrej Vernekar (président du LUGOS[5]), Klemen Robnik (de Kiberpipa/Cyberpipe[6]) et Ljudmila[7].

Notes

[1] Crédit photo : Gregor_y (Creative Commons By-Sa)

[2] Le groupe slovène de l’association FSFE est un groupe supportant la « Free Software Foundation Europe » ainsi que le logiciel libre et open-source en général, organisé en tant que mouvement citoyen. Nous défendons le logiciel libre, les standards et les formats ouverts.

[3] Le Centre Open Source Slovène (COKS - Center odprte kode Slovenije) soutient au niveau national en Slovénie, le développement l’utilisation et la connaissance des technologies open-source ainsi que des systèmes d’exploitation libres. Nous aidons et soutenons les utilisateurs de ces systèmes d’exploitation dans le secteur public et privé, et coopérons avec les instances européennes dans le domaine de l’open-source et des politiques de gouvernance en informatique.

[4] L’Institut d’Apport en Électronique INePA (Inštitut za elektronsko participacijo) est une organisation non gouvernementale à but non-lucratif dans le domaine de l’e-democratie. L’INePA effectue aussi bien des projets applicatifs et de développement que des activités juridiques et en lien avec les ONG, les institutionsn et les individus qui supportent le consolidation de la démocratie et de la participation politique par l’usage des TIC. L’institut est membre du Réseau Pan-Européen d’eParticipation, et du Réseau de Citoyens d’Europe Centrale et de l’Est.

[5] LUGOS (Linux user group of Slovenia) est une association d’utilisateurs du système d’exploitation libre et open-source GNU/Linux. Parmi ses activités, elle propose entre autre un support aux utilisateurs et traduit des logiciels libres. Elle s’occupe aussi du réseau ouvert sans fil de Ljubljana (wlan-lj) et des lectures hebdomadaires de « Pipe’s Open Terms » (en coopération avec Cyberpipe).

[6] Kiberpipa/Cyberpipe est un collectif de défense de l’open-source et des libertés numériques. Dans le centre de Ljublljana, il crée une culture numérique, et informe experts et grand public par le biais de présentations, de lectures et d’ateliers.

[7] Ljudmila Le laboratoire de Ljubljana pour un média et une culture numérique (1994) est le premier laboratoire à but non-lucratif en Slovénie qui supporte la recherche inventive et créative, au travers de projets de travail autour de l’Internet, de la vidéo numérique, de l’art électronique, de la radio numérique, de la communication, du développement du logiciel open-source et connecte tout ceci dans une approche interdisciplinaire. Il promeut aussi aussi bien l’éducation en groupes autonomes qu’en ateliers et il est le fondateur du réseau de centres multimédia « M3C » en Slovénie.

« Bonne année ! » (le 1 septembre 2010, à 23h55), par Thierry Stoehr

Quand le scolaire tient tête au civil

« Meilleurs vœux ! » : non, il n'y a rien de fou ni d'infondé dans ce début d'article, au contraire, et l'explication tient à une question de formats (ouverts).

« Je vous souhaite le meilleur pour 2010-2011 ! » est une troisième formulation possible. Elle est aussi plus précise et permet de mieux comprendre : il est ici question de l'année dite scolaire (ou universitaire) et non pas de l'année dite civile.

En effet, il y a d'un côté le calendrier du 1er janvier au 31 décembre et de l'autre du 1er septembre au 31 août. Et le calendrier au format septembre-août occupe fortement le terrain face au janvier-décembre, au point de rythmer en priorité la vie de très nombreuses activités : tout le système éducatif (des écoles maternelles et élémentaires jusqu'aux universités, en passant par les collèges et les lycées), les clubs sportifs et autres activités lancées en septembre, les saisons sportives (même si certaines débutent en août) , théâtrales et musicales, le domaine politique et social, la radio et la télévision, et finalement l'actualité en général (avec la rentrée et les grandes vacances de calme médiatique).

Bref, le début de l'année scolaire est le commencement d'une nouvelle période, peut-être plus importante que l'année civile : alors pourquoi ne pas la fêter dignement ? Avec des vœux, avec un réveillon de la Saint Aristide (le 31 août), avec des résolutions pour la nouvelle année ? D'ailleurs les équipes marketing et commerciales de certaines entreprises devraient s'y pencher sérieusement : il y a là sans doute un « gisement d'activités » avec un « fort potentiel de développement ». Et pourquoi pas une aide gouvernementale avec le 1er septembre férié ? Bien sûr, la « réussite négative » (un autre format pour dire échec) de l'adoption de la fête d'Halloween peut faire réfléchir.

Toujours est-il que pour 2010-2011, très bonne année à vous !

PS : pour une formulation plus mathématique, cela donne « Très bon 0,9995027 ! » avec 7 chiffres après la virgule, c'est-à-dire le résultat de 2010/2011, un autre format d'écriture et une autre interprétation !

Le 1er septembre sur Formats-Ouverts.org :

Voici 13 points pour rattraper juillet et août (le 1 septembre 2010, à 23h50), par Thierry Stoehr

Premier jour de septembre : la rentrée est vraiment là ! Comme juillet et août sont donc bien derrière nous, il est légitimement possible de vous proposer un petit rattrapage des 60 articles (29 + 31) parus sur Formats-Ouverts.org pendant ces 62 jours estivaux. Voici pour cela petite une sélection par ordre chronologique de 13 billets (en écho au seul vendredi 13 de l'année) pour cet été 2010 de FOo. Bonne lecture !

Le 1er septembre sur Formats-Ouverts.org :

Parts de marché des navigateurs (août 2010) (le 1 septembre 2010, à 14h37), par Victor Brito

Voici quelques statistiques sur les navigateurs pour août 2010.

Statistiques de StatCounter

Pour le monde entier

Internet Explorer 8 est en tête et preogresse légèrement, avec 29,4 % de parts de marché. Il est suivi de Firefox 3.6, qui grimpe à 23,38 %. Internet Explorer 7 baisse à 13,91 %. Google Chrome 5 franchit la barre des 10 %, avec 10,02 %. Internet Explorer 6 baisse à 8,02 %. Firefox 3.5 baisse à 4,65 % et Firefox 3.0 à 2,59 %, se faisant dépasser par Safari 5, qui monte à 2,61 %. Safari 4 baisse à 1,03 % et se fait dépasser par Opera 10.6, qui monte à 1,22 %. Firefox 2 est pratiquement stable, avec 0,41 %. Google Chrome 6, qui n'est pas encore en version finale, montre le bout de son nez, avec 0,38 % de parts de marché.

Pour l'Europe

Firefox 3.6 continue sa progression en tête, avec 29,84 % de parts de marché. Internet Explorer 8 grimpe à 27,6 %. Internet Explorer 7 baisse à 10,66 %. Google Chrome 5 franchit la barre des 10 %, avec 10,26 %. Firefox 3.5 baisse à 5,11 % et Internet Explorer 6 à 3,75 %. Firefox 3.0, baissant à 2,54 %, se fait dépasser par Opera 10.6 et Safari 5, qui grimpent respectivement à 2,95 % et 2,69 %. Safari 4 baisse à 0,88 % et Opera 10.5 à 0,47 %, Firefox 2 s'établissant à 0,39 % de parts de marché.

Pour la France métropolitaine

Firefox 3.6 progresse légèrement, avec 27,93 % de parts de marché, mais se fait ravir la première place par Internet Explorer 8, qui grimpe à 28,49 %. Internet Explorer 7 baisse à 15,1 %. Google Chrome 5 grimpe à 9,21 %. Firefox 3.5 baisse à 4,99 %. Internet Explorer 6 baisse légèrement à 3,63 %. Safari 5 monte à 3,61 %. Firefox 3.0 baisse à 2,18 % et Safari 4 à 1,13 %. Opera 10.6 est pratiquement stable, avec 0,88 %, de même que Firefox 2, avec 0,41 %. Google Chrome 6 montre le bout de son nez, s'établissant à 0,27 % de parts de marché.

Statistiques pour Britoweb

Firefox 3.6 continue à progresser, avec 44,7 %, Firefox 3.5 baissant à 4,1 %, Firefox 3.0 à 1,2 % et Firefox 2 à 0,3 % de parts de marché. Internet Explorer 8 remonte à 8,4 %, Internet Explorer 7 à 3,8 % et 6 à 4,6 %. Opera remonte à 11,7 %, Safari 5 baisse à 3,3 % et Safari 4 reste à 0,9 %. Chrome 5 grimpe à 11,8 %, Chrome 4 restant à 0,2 %.

Les statistiques pour Britoweb concernent l'ensemble du site et sont fournies par XiTi.

Dans moins de 101010 jours, ce sera le 101010 ! (Et un appel à cette occasion) (le 31 août 2010, à 22h50), par Thierry Stoehr

Vous faites quoi le dimanche 10 octobre 2010 à 10h10 et 10 secondes ?

Moins de 42 jours, c'est ce qui reste avant LA fameuse date du 10 octobre 2010 [1]. Mais pourquoi cette date, pourquoi ce nombre et pourquoi ce calcul ?

Parce que 42 !

Cela nécessite quelques explications.

Tout d'abord il y a le 10 octobre : en 2010, ce sera un dimanche et surtout cette date aura la particularité de s'écrire 10/10/10 (ou encore 10-10-10) dans un format chiffré abrégé, quel que soit l'ordre du jour, de l'année et du mois. C'est donc une date un peu remarquable, comme le furent les dates du 999, du 888, du 777, du 666, du 555 ou encore le 787, le 789, le 314 et le 20072007.

Ensuite il y a le nombre 101010 : c'est aussi une écriture possible de la date ci-dessus. Vous lisez sans doute ce nombre comme étant cent un mille dix, car vous utilisez la base 10, celle de notre manière courante de compter. Mais il y a d'autres bases, comme la base 2. Or la base 2 est très employée en informatique, elle qui n'utilise que le 0 et le 1. Et en base 2 le nombre 101010 correspond au 42 de la base 10.

Enfin il y a le nombre 42 : il a une connotation spéciale en littérature et en informatique, voire en littérature informatique ou en informatique littéraire. En effet « quarante-deux » est LA réponse à la « Grande Question sur la Vie, l'Univers et le Reste » donnée par le super ordinateur après 7,5 millions d'années de calcul ! [2] La quête de la question exacte est au centre de l'œuvre Le Guide du voyageur galactique (H2G2 pour The Hitchhiker's Guide to the Galaxy en anglais) [3]. De ce fait 42 est devenu une référence et une réponse clin d'œil à toute question pour des connaisseurs de la citation dont des passionnés de choses informatiques. Une sorte de déformation dont on voit le signe partout (ou presque) !

Voilà pour le titre de cet article.

Oyez, oyez, un appel pour le 10 octobre 2010, pour 42 et pour tout le reste numérique !

Le dimanche 10 octobre 2010 sera LE jour du 42 et donc LA fête pour les geeks et autres amateurs et passionnés d'informatique.

Et pourquoi pas l'occasion d'organiser des rencontres pour expliquer pourquoi 42 est la réponse, pourquoi l'informatique est capitale, pourquoi il faut s'en emparer, pourquoi les logiciels libres sont essentiels, pourquoi les formats ouverts sont capitaux et toute autre question sur la Vie informatique, l'Univers numérique et le Reste !

L'un des moments forts de la journée sera bien sûr à 10 heures 10 minutes 10 secondes, soit 10h10 10 ou 101010 dans un format encore plus simplifié. Quant au lieu pour la France, le département de la Loire (42) part favori, avec la commune de Lorette (code postal 42 420) ou de Saint-Étienne avec un cedex (42 042).

Sources et liens :
Le 31 août sur Formats-Ouverts.org :

Kinouchou : journée accessibilité pour les webmestres des communautés du Libre (le 31 août 2010, à 19h34), par Gilles

L'accessibilité étant un sujet essentiel, c'est avec plaisir que je publie cette reprise d'un billet original de Kinouchou, que vous pouvez retrouver sur son blog. Il est placé sous licence libre Creative Commons BY-SA, comme tout le contenu de ce blog (le mien, pas celui de Kinouchou ;) ). Outre son engagement dans les problématiques d'accessibilité, Kinouchou est également trésorière de l'association Ubuntu-fr. Commentaires bienvenus sur le billet original.



Journée accessibilité pour les webmestres des communautés du Libre

Par Kinouchou

L'accessibilité et les Logiciels Libres sont deux sujets qui me tiennent à cœur, c'est donc naturellement que j'ai rejoint le groupe accessibilité et Logiciel Libre de l'April en décembre 2009 afin de pouvoir combiner les deux. Je m'implique aussi dans la communauté francophone d'ubuntu dont un des chantiers est la refonte du site. Faire un site plus clair, plus esthétique est une bonne chose, le rendre plus accessible est encore mieux. Le site utilise beaucoup d'outils différents et connaitre les différentes règles pour rendre chacun de ces outils accessibles est assez difficile.

L'idée : faire une journée regroupant différents webmestres des différentes communautés du logiciel libre et un intervenant spécialiste de l'accessibilité numérique. Armony Altinier responsable du groupe accessibilité et logiciel libre a bien voulu en être l'intervenant et j'ai donc le grand plaisir de vous annoncer que le samedi 20 novembre 2010 aura lieu à Paris, à la Fondation pour le Progrès de l'Homme une journée dont le but est d' "Aider les développeurs libristes bénévoles à améliorer l'accessibilité des sites Web communautaires dont ils ont la charge". Cette journée gratuite sera l'occasion pour les participants de découvrir ou d'accroître leur connaissance des enjeux de l'accessibilité numérique, d'apprendre à en lire les règles et de pouvoir réfléchir sur des cas concrets: leur propres sites.

L'inscription est ouverte à toute communauté pour la promotion du Logiciel Libre, les seules conditions étant d'être le webmestre en charge du site de la communauté, de maîtriser HTML/CSS, de connaitre les scripts et de s'engager à améliorer l'accessibilité de leur site. Toutes les informations sont sur le wiki du groupe Accessibilité et Logiciels Libres.

Pirates De l'Internet, Unissez-Vous ! (le 31 août 2010, à 01h52), par aKa

Hillman54 - CC by« Mais qu’est-ce que tu fous encore devant ton ordi ! N’oublie pas que tu m’avais promis d’aller avec moi au MAXXI ! Remue-toi, on est déjà en retard… »

Fichtre alors, je ne m’en souvenais effectivement pas ! De plus ou moins bonne grâce me voici donc en train d’accompagner N. au MAXXI.

Mais qu’est-ce donc que ce MAXXI ? Situé à Rome, il s’agit du nom donné au tout nouveau « musée national des arts du XXIe siècle » - contracté, ça donne donc MAXXI - dédié à toutes les formes de création de l’art contemporain[1].

Avant de poursuivre, il faut que je vous dise que l’Art Contemporain a toujours été un vif sujet de débat entre N. et moi. J’ai bien saisi qu’on a pu parler d’avant-garde à certaines époques du passé mais aujourd’hui j’ai peine à ne pas y voir avant tout une grande supercherie où argent, marketing et petits arrangements entre amis du microcosme sont rois. Du coup l’Art Contemporain, au mieux cela me divertit (et ne dépasse pas le stade du divertissement), au pire cela m’ennuie voire me scandalise. Elle me répond calmement et invariablement que c’est parce que je ne le connais pas bien, ce qui est tout à fait vrai au demeurant, et que de toutes les façons je suis resté bloqué à Marcel Duchamp ! Elle ne le dit jamais ouvertement mais le pense très fort : le « syndrome du vieux con » me guette.

Ceci étant dit, j’étais quand même curieux de voir ce que donnait ce musée. D’abord parce que je trouvais cela bien ambitieux, pour ne pas dire pompeux, de la définir déjà comme un musée des « arts du XXIe siècle ». Et puis on m’avait dit le plus grand bien de son architecture signée Zaha Hadid. Dans une ville où règne la vieille pierre, un peu de modernité fait toujours contraste.

Je confirme. C’est une bâtisse impressionnante. Beaux volumes et beaux espaces, comme on peut s’en rendre compte sur cette vidéo (cf aussi ce reportage AFP).

Le contenant est donc intéressant. Je n’en dirai pas tant du contenu. Comme d’habitude, une succession d’installations à l’originalité convenue qui veulent toutes nous dire simultanément quelque chose sur le moi profond de l’artiste et le monde profane ou sacré qui nous entoure. On appelle cela le « message » de l’œuvre, et cela fait le bonheur des critiques d’art des beaux quartiers.

Mais force est de constater que cela ne fait pas le mien.

Finalement, l’intérêt principal reste encore de partager cela avec quelqu’un en lui demandant à chaque fois ce qu’il en pense. On n’apprendra pas forcément grand chose sur l’exposition, mais on peut en apprendre beaucoup sur la personne qui nous accompagne…

Tiens, voilà justement N. qui me demande mon impression générale au sortir de la dernière salle. Je m’y attendais. Et voulant moi aussi faire mon original, je commence ainsi ma réponse : « c’est bien gentil tout ça, mais si tu veux mon avis, ce n’est pas une bonne idée d’avoir ignoré la culture libre quand on la prétention de présenter l’art du XXIe siècle… ».

Et c’est à ce moment-là que je remarque une bien étrange affiche qui recouvre tout le mur de la cafétéria du musée.

Elle est signée de l’artiste Miltos Manetas et n’avait pas encore été traduite en français.

Piracy Manifesto - MAXXI

Pirates de l’Internet, unissez-vous !

Pirates of the Internet Unite!

Miltos Manetas - Juillet 2009 - MAXXI
(Traduction Framalang : Don Rico, Martin, Barbidule et Goofy)

Extrait d’un journal du futur : « Un homme a été contrôlé hier à la frontière franco-italienne. L’inspection de son ordinateur a permis de découvrir que celui-ci recelait des produits piratés, principalement des logiciels Adobe et de la musique des Beatles. L’homme a été arrêté sur-le-champ ».

Qu’il s’agisse d’un poème ou d’un médicament, d’un logiciel ou d’un disque, d’un film ou d’un livre, tout ce qui est populaire et rentable doit la majeure partie de sa valeur économique à la manipulation des Foules. Nul n’a demandé à savoir à quoi ressemble le logo Coca-Cola, ni à connaître le refrain de « Like a Virgin ». L’Éducation, les Médias et la Propagande nous les font avaler de force, en les martelant à l’envi ou en spéculant sur notre soif, notre faim, notre besoin de communication et de divertissement, et surtout sur notre sentiment de solitude et notre mal-être. À l’ère d’Internet, ce qui peut être copié peut être partagé. Pour ce qui est des contenus, on peut tout distribuer, à tout le monde en même temps.

À l’aune de cette constatation, une nouvelle classe sociale émerge. Il ne s’agit pas d’une classe laborieuse mais d’une classe de Producteurs. Par essence, ces Producteurs sont des pirates et des hackers ; ils réutilisent les images, les sons, et les idées du Monde. Ils en créent certains, mais pour la plupart ils les empruntent à d’autres.

L’information est aujourd’hui partie intégrante de notre organisme, elle est littéralement « installée » dans notre cerveau, et l’on ne peut l’effacer sur demande. C’est pourquoi nous avons le droit de posséder l’information qu’on nous projette : nous sommes en droit d’être maîtres de nous-mêmes ! Parce que nous vivons dans des sociétés mondialisées construites sur l’inégalité et le profit, parce que le contenu d’une chanson, d’un film ou d’un livre représentent des atouts dans une lutte sans merci pour survivre, tout citoyen possède le droit moral de s’approprier une copie numérique d’une œuvre quelle qu’elle soit. Parce que l’informatique est un langage international, les secrets du monde sont de nos jours écrits en Adobe et en Microsoft, il est légitime de vouloir les hacker. Enfin, parce que la pauvreté est le champ expérimental de l’industrie pharmaceutique, la médecine devrait être libre de tout brevet.

De nos jours, quiconque possède un ordinateur est à la fois Producteur et Pirate. Nous sommes tous citoyens de l’Internet, c’est notre nouvelle nation, le seul territoire qu’il soit justifié de défendre et de protéger. Internet est une terre d’information et de savoir. Chacun devrait être en mesure de la fouler sans contrepartie financière ; seules les grandes entreprises devraient payer pour l’utiliser.

Internet génère des « Internets », des situations qui existent non seulement en ligne, mais aussi dans le monde physique, déterminées par ce qui se passe sur le réseau. L’heure est venue de fonder un Mouvement du Piratage mondial. La liberté d’enfreindre le copyright, celle d’avoir accès sans restriction au savoir et aux traitements médicaux, voilà nos nouveaux « Biens communs ». Ce sont des Droits Universels, et en tant que tels, les Autorités ne les concéderont pas sans lutter, mais le combat à livrer sera inédit car pour la première fois, les Foules enfreignent spontanément la Loi à l’échelle planétaire.

Aujourd’hui, tout le monde copie : les jeunes gens, les adultes, nos aînés, les électeurs de gauche comme de droite. Quiconque possède un ordinateur copie quelque chose. Telle une nouvelle Athéna, l’Information jaillit toute armée du crâne ouvert de la Technologie pour nous aider dans notre quête.

Pirates de l’Internet, unissez-vous !

Piracy Manifesto - Manetas

Notes

[1] Crédit photo : Hillman54 (Creative Commons By)

Une décennie et demi pour deux navigateurs (le 30 août 2010, à 23h50), par Thierry Stoehr

15 ans ! Depuis août 2010, c'est l'âge de deux logiciels liés au Web, deux navigateurs : l'un très connu et l'autre très méconnu du grand public, Internet Explorer et Opera.

Celui de Microsoft est le premier logiciel que la société a diffusé gratuitement, en réaction à la concurrence de Netscape : c'est le début de la guerre des navigateurs. Celui du norvégien Opera Sotware est tout aussi ancien et très reconnu dans la communauté des standards ouverts du Web.

Microsoft ne semble pas avoir mis en avant cet anniversaire [1], alors qu'Opera propose une page spéciale avec bande dessinée (de 8 cases) et banières pour marquer ce cap. [2]

Pour ce qui est d'autres navigateurs Web, la chronologie de la diffusion de la première version est la suivante : Netscape en décembre 1994, Amaya en juillet 1996, Konqueror en octobre 1996, Safari en janvier 2003, Firefox en novembre 2004 et Chrome en septembre 2008.

Sources et liens :
Le 30 août sur Formats-Ouverts.org :

L'April et Framasoft joignent leurs efforts pour plus d'accessibilité... libre ! (le 30 août 2010, à 14h34), par aKa

Avec le concours du groupe de travail accessibilité et logiciels libres de l’April, une nouvelle rubrique vient de voir le jour dans l’annuaire des logiciels libres Framasoft : la rubrique « Accessibilité, technologies d’assistance », classée dans la rubrique utilitaires.

Il s’agit ainsi de donner plus de visibilité à des logiciels libres d’accessibilité. En effet, certaines personnes nécessitent l’utilisation de technologies spécifiques pour utiliser leur ordinateur. Par exemple, une personne qui ne pourra pas voir son écran pourra utiliser un logiciel qui décrira oralement ce qui s’y passe et lui permettra de naviguer à l’aide de raccourcis clavier, en remplacement de la souris.

Le groupe de travail accessibilité de l’April a commencé à recenser les logiciels libres existant, certaines notices et tutoriels sont déjà rédigés. Mais il reste encore beaucoup de travail pour alimenter cette nouvelle rubrique accessibilité sur le site de Framasoft. En joignant leurs efforts, c’est le pari de la promotion et de la progression de la liberté et de l’accessibilité que l’April et Framasoft souhaitent relever ensemble.

Toutes les bonnes volontés sont invitées à contribuer ! Pour savoir comment participer, rendez-vous sur :

Vous pouvez aussi nous contacter à l’adresse accessibilite@april.org.

PS : Et puisqu’on parle de l’April et Framasoft, je signale également cette présentation vidéo de notre permanent Pierre-Yves Gosset.

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